jeudi 19 juillet 2007

Petits fours et champagne par 39 degrés le soir…

Cher(e)s tou(te)s,

Devant les clameurs d’impatience d’un public en délire, je vais éviter de me faire prier trop longtemps et cède donc avec plaisir aux joies d’un premier rappel…

Alors, ce 14 juillet, c’était comment ?

Chaud, très chaud même, car si vous ne faites pas comme Nath et lisez également le titre de ces chroniques, vous aurez compris que samedi soir dernier fut particulièrement gâté par la météo…

J’avais donc mis pour l’occasion une jolie robe en soie (ça tient pas du tout chaud la soie, c’est ça qui est bien…) du plus bel effet a priori (si ce n’était les quelques dizaines de piqûres de moustiques agrémentant avantageusement mes bras et jambes) et avait précieusement apporté le beau carton calligraphié où l’ambassadeur himself m’assurait qu’il serait très heureux de me recevoir.

A l’entrée donc, remise du précieux carton à l’humoriste de service déclarant qu’on arrivait trop tard et que tout était fini (il était 19h30) et abandon dudit carton audit humoriste (déception). Puis, passage par une longue allée bordée de couronnes mortuaires… pardon, de gerbes de fleurs gentiment adressées par toutes les autres ambassades et sociétés ayant un rapport quelconque, voire pas de rapport du tout, avec l’ambassade de France (le fleuriste qui a reçu la commande a fait son chiffre d’affaires de l’année, ou alors il faut qu’il dépose d’urgence un droit d’auteur sur son concept de composition florale !). Sous le choc, j’ai capté (mais un peu tard) que le monsieur qui m’avait interpellée pour me serrer la main était Son Excellence himself…

Passée cette micro boulette, découverte de l’intérieur de l’ambassade : un très grand jardin (ou un petit parc) parsemé de tentes blanches protégeant une quantité astronomique de buffets, luisant (au sens premier) de fromages, saucissons et tartelettes diverses… Le Français n’étant pas (du tout) pique-assiette, la perspective d’une bonne bouffe gratos avait rameuté les foules et même les touristes de passage étaient au rendez-vous, en tongs et bermuda cradouille…

Ces petits détails mis à part, tout cela était du meilleur goût (surtout les macarons au chocolat et la glace aux fraises de chez Fanny), l’orchestre classique jouant une marseillaise old school sous un immense drapeau bleu-blanc-rouge, les trop rares ventilateurs aérant ces dames aux tenues parfois recherchées et les retraités de je ne sais quel corps militaire arborant fièrement leur uniforme blanc à épaulettes à la Top Gun…

Après quelques serrages de mains et coupes de champagne, on a quitté les lieux (assez peu dansants étonnamment) pour une bonne boite crachant de la techno-pop viet jusqu'à 2 heures du mat’…

Le lendemain fut consacré aux visites et tourisme photographique, un orage de folie en fin de soirée inondant la ville (et dire qu’il aurait pu noyer un si beau 14 juillet…).

Tam biet (a +) !!!

mercredi 11 juillet 2007

Xin chao !

Cher(e)s tou(te)s,

Ca y'est j'y suis (et je commence deja a faire la maline en vous ecrivant le quasi seul mot de vietnamien que je connaisse pour l'instant - bonjour) !

Je vous avais laisses a Paris, pour certains apres une soiree d'adieu bien tassee (rue du Sergent Hoff), un mariage plus que festif (Mimi et Thomas) ou encore une micro pendaison de cremaillere tres prometteuse (Nath).

Certains ont meme eu la chance de participer activement a la preparation des bagages (SVP Tim Info Service) qui, pour la petite histoire, etaient a 24 kilos d'excedent au comptoir d'enregistrement - a 30 euro le kilo, ca fait cher le kit de survie (speciale dedicace Miss Tulum) - pour finir, apres une nego de folie (merci papa), a 3 kilos factures... (soulagement du cote du budget mais sombre perspective deja pour le retour).

Bref, c'etait il y a a peine 2 semaines et maintenant tout est different...

La temperature et l'humidite sont evidemment le premier choc asiatique du mois de juillet. La nourriture ne sera pas le deuxieme car, pour les alarmistes qui connaissent mes gouts culinaires, tout va bien, je survis tout-a-fait (ok, je ne tente pas le diable ou la viande de chien, et le Citimart du coin a des tablettes de chocolat 74% tres bien... Ai pas encore trouve le nutella...).

J'ai pris mes quartiers dans mon nouveau bureau (adieu Tour Eiffel, bonjour Ly Thuong Kiet) et surtout, depuis quelques jours, dans ma maison de 3 etages...

Je me propose dans les prochaines semaines de vous expliquer tout cela plus en details, a grand renfort de photos, plan (l'itineraire pour arriver chez moi est en cours de realisation), et commentaires que l'on espere pertinents, mais d'ores et deja, voici quelques curiosites en vrac percues par mon regard candidement europeen :

- la route qui relie l'aeroport a Hanoi est entouree de rizieres !?!? (comment ??? pas de zone industrielle informe ou Sofitel / Formule 1 a perte de vue comme chez nous ???) A peine l'avion quitte, on se retrouve immerge dans une autre epoque, entoure de paysans portant le chapeau pointu et plantant a la main les pousses de riz dans un fond d'eau...

- la circulation : ok ok, ceux qui connaissent m'avaient dit : "tu verras, c'est un sketch pour traverser la rue...". Bon, mais si ce n'etait que ca ! En fait, la circulation a Hanoi est extremement fluide et coulee : c'est un flot ininterrompu de mobylettes (surtout) et de velos et voitures (moins) qui, par une alchimie mysterieuse (ou l'usage du klaxon tient surement une bonne place, a cote de l'habilete des conducteurs), arrive de toute part et en meme temps aux intersections, sans necessairement respecter les feux (s'il y en a), bref, tout ce petit monde arrive de droite, de gauche, d'en face, depasse par n'importe quel cote et tourne a droite, a gauche ou fait demi-tour, sans que personne ne s'arrete (faudrait pas provoquer un accident), car tout le monde s'evite... Epatant !

- le batiment dans lequel se situe le bureau est ultra moderne : les touches pour indiquer les etages a l'ascenseur sont... sur le palier, a l'exterieur de l'ascenseur ! (pas interet a changer d'avis en cours de route...)

- enfin, la petite deception du moment : pour cause de reprise en main politique et morale avant ou dans la perspective des elections, la plupart des restos et bars ferment tres tot (extinction des feux vers 23h) et vous font gentiment sentir des 22h qu'il serait temps de ne pas s'attarder - quant aux boites, les principales sont fermees, ce qui regle aussi le probleme...

Voila pour l'instant, la prochaine fois, je vous debriefferai sur la reception de l'ambassadeur pour le 14 juillet.

A bientot !