mercredi 19 décembre 2007

Papier bulle

Je sais que je vous avais promis le Cambodge (impressionnant / sous le soleil / plein de touristes) mais je voulais vous raconter une dernière aventure avant mon retour en France et l’auto-destruction de ce blog.

En vue dudit retour, j’ai commencé à me préoccuper de mon déménagement. Je vous passe d’abord la recherche du transporteur habilité – enquête marketing comparative intercontinentale Hanoi / Paris. J’ai par ailleurs acheté une grosse cantine pour transporter les quelques objets un peu volumineux que j’ai accumulés – essentiellement des cadres, une lampe, un vase, bref, que des trucs pratiques (comprendre fragiles). Je me suis également dit que pour éviter de réceptionner des miettes à Paris, ça serait pas mal d’utiliser du papier bulle pour envelopper le tout.

La quête a donc commencé…

Après plusieurs recherches non guidées infructueuses, j’ai demandé l’avis d’une collègue, qui m’a donné une adresse dans la vieille ville.

Samedi, sur mon vélo, je me pointe au lieu dit – pas de bol, c’est une boutique de fringues. Comme il se trouve que dans le reste de la rue, ils ont l’air de vendre du matériel – gaines électriques, tubes en plastique, manchons auto soudeurs (private joke maman) – qui pourraient éventuellement avoir un rapport, certes lointain, avec du papier bulle (y’a du plastique dedans), je me dis que c’est quand même là qu’il faut chercher…

Me voilà donc à tenter d’expliquer ce que je cherche aux vendeurs du coin. Evidemment je ne connais pas l’expression en vietnamien, du coup, je fais mon numéro de guignol habituel (mimes, bruitages et dessins). Certains ne cherchent même pas à comprendre, d’autres sont perplexes, d’autres enfin m’indiquent d’autres rues – jamais la même au demeurant, c’est ça qui est un peu embêtant…

Bref, après avoir tournicoté un certain temps, c’est l’échec total. J’abandonne ma quête pour faire du shopping et tombe sur une vendeuse très gentille et parlant un anglais fort compréhensible. Je tente de lui expliquer ce que je cherche, elle semble comprendre, m’explique qu’il n’y a pas d’expression correspondante en vietnamien (c’est pratique) et se lance dans la rédaction d’une note de 5 lignes en vietnamien, accompagnées de dessins, à soumettre aux prochains vendeurs sollicités. Au passage, elle aussi me donne une adresse – encore différente.

Hyper rassurée et convaincue que cette fois, ça va marcher, je renfourche ma bicyclette et me relance dans les rues de la vieille ville… sans plan. Quelques temps plus tard, complètement paumée, je demande mon chemin et recommence le petit jeu de ping pong d’une rue à l’autre. Bref, je trouve finalement l’adresse et un truc qui n’est pas du papier bulle mais qui pourrait en faire office (on va appeler ça du papier mousse)…

Après une négociation de folie avec la vendeuse (elle n’a pas lâché un dong, alors que je lui ai acheté 3 fois plus de trucs que prévu), j’ai embarqué ma-ficelle-qui-n’en-est-pas, mes sangles-qui-n’en-sont-pas-non-plus et mon-papier-bulle-qui-en-est-presque sur mon porte bagage, tellement contente quand tout se passe aussi facilement…

A côté de ça, je m’attendais à l’enfer sur terre pour fermer mon compte en banque viet (genre tango d’un guichet à l’autre tant que l’intégralité des 12.000 justificatifs n’ont pas été tamponnés dans la bonne couleur) et ça a en fait été miraculeux : ½h d’attente mais aucun justificatif autre que le passeport et j’ai récupéré mes billes moyennant le paiement d’une commission ridicule – m’est avis que la petite jeune au guichet était nouvelle et a fait un certain nombre de loupés dans la procédure interne…

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