Mercredi, 9 h, en partant au bureau, je croise la voisine.
- Moi : Xin chao ! (bonjour)
- La voisine : Xin chao ! kaljfioetubvjkuferinffnjfcwmreffdvbvhfwjfcljgrejucij DIEN jkhriufnfhdfsluhcniufjfdkscndfj
(bon, DIEN = électricité. Confirmation avec le point pointé vers le plafond – bon. Je sais que je n’ai pas encore payé la facture du mois d’août, le type n’est pas passé (pas de prélèvement bancaire ici, que du cash) – bon)
- Moi : hmm hmm (hochant la tête, j’imagine que je dois être d’accord avec ce qu’elle vient de dire)
- La voisine : jhfuirenjnfjkdhnadoirnjkfndkfd GIA jkuiefhdfbdjfhiofnei
(bon, GIA = prix, on doit parler de la facture, jusqu’ici ça se confirme, mais pourquoi on change le mode habituel ? D’habitude, c’est elle qui avance quand le type de l’électricité passe et je la rembourse quand elle a le reçu)
- Moi : hmm hmm
- La voisine : jhfiuyiefhdjcnkljdoirjndjflksdflkfmvmf
( ??? – bon, je vais utiliser mon joker)
- Moi : khong hieu (je ne comprends pas)
- La voisine (doigt pointé vers ma maison) : jhfuiewyejoskdlwfn GIA djsfhdsjklasdlejnrcjfskmkdcsjfc
(bon, c’est peut-être que le compteur est à l’intérieur)
- Moi : hmm hmm (je me dirige vers la porte pour ouvrir)
- La voisine : kfsdlkfdjcskldjlkclfnjh (en montrant la boite aux lettres)
(aaaaahhhhhh, ils envoient la facture maintenant !!!! ben fallait le dire)
- Moi : (grand numéro de guignol pour montrer que je n’ai pas les clés de la boite aux lettres – un voisin qui s’en mêle et qui essaye tout mon jeu de clés – évidemment, ça ne marche pas et il a failli arracher ma boite aux lettres au passage….)
- La voisine : dhioeurdjfnkdjfdlsjfekljfdlfld
- Moi : hmm hmm (au point où j’en suis de toute façon….)
Au final, je lui ai laissé de l’argent en supposant que le type de l’électricité allait bien passer comme d’habitude et que comme ça, elle aurait de quoi payer pour moi… Suis arrivée au bureau bien réveillée, en pleine forme pour attaquer la journée…
mercredi 12 septembre 2007
lundi 10 septembre 2007
La coupe est pleine
Les données du problème :
A Paris :
- Coupe du monde de rugby ;
- Match d’ouverture France Argentine vendredi à 21 heures ;
- Pas envie de louper ça.
Ici :
- Décalage horaire : + 5 heures (…) ;
- Pas de télé à la maison ;
- Couvre-feu des bars à minuit grand maximum ;
- Pas envie de louper ça quand même.
Solution du problème :
- Mettre le réveil à minuit ;
- Trouver un gentil collègue pour le moyen de locomotion nocturne (voire 2, faut gérer le retour à 4 heures du mat’ aussi) ;
- Dégoter LE bar : trois possibilités – un plutôt plein d’australiens et de russes avinés – on oublie – le bar du Hilton, soit disant plutôt un repaire d’anglais – on oublie aussi – L’été, un micro-bar à pétaouchnok blindé de français, qui tire le rideau à minuit pour faire croire qu’il est fermé mais c’est pour de faux en fait…
Et toute cette organisation pour quoi ???? Je vous le demande ??? 80 minutes de stress et de déception… (en plus, Chouchou est sorti sur blessure, c’était bien la peine franchement…).
Cela dit, c’était quand même bien sympa de se sentir presque à la maison (des toulousains qui chambrent des parisiens ; le PSG qui en prend pour son grade - aucun rapport mais c'est comme ca ; le mec qui a décrété qu’il était pour l’Argentine et qui a saoulé tout le monde pendant tout le match ; les 2 ou 3 guguss qui ne tiennent pas la bière et/ou qui ont la défaite mauvaise et qui commencent à se chauffer pour on sait pas trop quoi d’ailleurs… bref, des français à bloc).
Pas dit quand même qu’on remette ça pour la Namibie…
Sinon, rien à voir, mais en bref :
- suis allée au Musée des Beaux-Arts de Hanoi, c’était vraiment intéressant et original : ai particulièrement aimé le titre de certaines oeuvres : « ils font encore des essais nucléaires » – ??????
- la proprio préconise le chat comme solution du problème rats ;
- étude de marché pour mes ami(e)s marketeurs : pas moyen de trouver du démaquillant dans les supermarchés, en revanche y’a moult rayonnages de produits blanchissants pour la peau…
A Paris :
- Coupe du monde de rugby ;
- Match d’ouverture France Argentine vendredi à 21 heures ;
- Pas envie de louper ça.
Ici :
- Décalage horaire : + 5 heures (…) ;
- Pas de télé à la maison ;
- Couvre-feu des bars à minuit grand maximum ;
- Pas envie de louper ça quand même.
Solution du problème :
- Mettre le réveil à minuit ;
- Trouver un gentil collègue pour le moyen de locomotion nocturne (voire 2, faut gérer le retour à 4 heures du mat’ aussi) ;
- Dégoter LE bar : trois possibilités – un plutôt plein d’australiens et de russes avinés – on oublie – le bar du Hilton, soit disant plutôt un repaire d’anglais – on oublie aussi – L’été, un micro-bar à pétaouchnok blindé de français, qui tire le rideau à minuit pour faire croire qu’il est fermé mais c’est pour de faux en fait…
Et toute cette organisation pour quoi ???? Je vous le demande ??? 80 minutes de stress et de déception… (en plus, Chouchou est sorti sur blessure, c’était bien la peine franchement…).
Cela dit, c’était quand même bien sympa de se sentir presque à la maison (des toulousains qui chambrent des parisiens ; le PSG qui en prend pour son grade - aucun rapport mais c'est comme ca ; le mec qui a décrété qu’il était pour l’Argentine et qui a saoulé tout le monde pendant tout le match ; les 2 ou 3 guguss qui ne tiennent pas la bière et/ou qui ont la défaite mauvaise et qui commencent à se chauffer pour on sait pas trop quoi d’ailleurs… bref, des français à bloc).
Pas dit quand même qu’on remette ça pour la Namibie…
Sinon, rien à voir, mais en bref :
- suis allée au Musée des Beaux-Arts de Hanoi, c’était vraiment intéressant et original : ai particulièrement aimé le titre de certaines oeuvres : « ils font encore des essais nucléaires » – ??????
- la proprio préconise le chat comme solution du problème rats ;
- étude de marché pour mes ami(e)s marketeurs : pas moyen de trouver du démaquillant dans les supermarchés, en revanche y’a moult rayonnages de produits blanchissants pour la peau…
mercredi 5 septembre 2007
Vacances !
Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du vol Vietnam Airlines à destination du Centre, du Sud, du Nord-Est et enfin du Nord du Vietnam (vous avez un peu craqué sur l’itinéraire Mesdames et Messieurs, vous avez confié le plan à Nath ou quoi ?), attachez vos ceintures, enfoncez vous confortablement dans vos fauteuils, ça va commencer…
- Hué : température au sol : la trentaine de degrés, ciel gris et bas – dommage, toutes les photos sont laiteuses. Visite de tombeaux – comprendre : parcs immenses, maisons, temples, jardins avec lacs et fleurs de lotus – du début du XIXe siècle – hyper impressionnant. Guide du routard pas au top sur certaines recommandations. Arnaque grandiose par les motos taxis – en plus on leur a laissé nos bananes alors qu’on n’avait pas déjeuné – pas très grave. Cité impériale sous le soleil qui revient pour se coucher – couleurs qui claquent. Dîner, victoire facile de Steph au billard en 45 vraies minutes la partie (qui a dit arnaque ?). Lendemain, retour pour de bon du soleil et piscine pour se remettre des efforts de la veille, rencontre d’un photographe local – Mr. Cu. Bus pour Hoi An à travers la campagne – toutes les cahutes de brousse du bout du monde se ressemblent, Chiapas, Sierra Madre, ici – pause à mi-chemin, changement de bus – enfin, seulement pour les bagages – ??? – binz – arrivée au complet quand même.
- Hoi An : ballade sur le port la nuit, loupiotes, vieilles maisons coloniales colorées, un air de Trinidad – j’arrête les comparaisons – mojitos pas mal du tout aussi. Lendemain, lever 4h30 du mat’ (si si), visite de My Son, site Cham tout rouge, censément top au soleil levant – en fait, re-belote ciel couvert et photos pourries. Retour à Hoi An et retour du soleil – à croire qu’il se fout de nous – ballade dans la ville, cagnard, odeur du poisson séché d’y a 2 semaines sur le marché, le jaune des enduits des maisons qui flashe, coups de soleil, piscine. Le soir, on a retrouvé des françaises croisées à Hué, tentative de football de JM avec un avatar de volant de badminton – ne pas chercher à comprendre – succès relatif, mojitos.
- Danang : rien vu à part le musée Cham – pardon Rod – toujours sous le cagnard, beaucoup de pièces, assez intéressant, c’était l’étape 100% culturelle du circuit.
- Ho Chi Minh City : un petit soir rapide, juste le temps de retrouver le glacier qui va bien. Impression d’une ville beaucoup plus « ville » et internationale qu’Hanoi en fait, plus de voitures, plus de hauts buildings, plus impersonnelle aussi.
- le Delta du Mékong : 3 jours sur un sampan privé au bout du monde, à explorer à 2 à l’heure les multiples méandres du fleuve, à découvrir les métiers du coin à 2 US$ la journée (la femme qui découpe des étoiles dans des poteries en argile, l’enfant qui coût des feuilles de palmiers pour former des bandes qui feront des toits…), loin de tout et proche des gens – sourires et saluts des enfants, « hello, hello, where you from ? » qui fleurissent sur notre passage – selon notre guide, pour la plupart, c’est la première fois qu’ils voient des étrangers. Des envies de planquer des Paolitos viet (spéciale dédicace Marie) au fond du sac à dos et de les ramener avec soi. Bref, un super moment. A part que, pas de bol, on est tombé sur la journée spéciale hospitalité des bouddhistes : invitations des villageois à visiter leur maison – comprendre : prendre le thé et manger – 4 repas en 4 heures, à base de mixtures de champignons / noix de coco / nouilles / ??? – variante riz gluant / haricots rouges / ??? – qu’on avale en souriant et en priant – pourvu que l’estomac tienne – n’a pas trop tenu – les 4 jours qui suivent au Coca.
- la Baie d’Along : petit groupe de 12 personnes, surtout des jeunes – bonne pioche vu les autres groupes croisés – jonque en bois (avec SdB individuelle, info qui intéresse grandement maman) – temps toujours capricieux, bruine, soleil – surtout bruine. Du dégradé de pains de sucre gris bleus à perte de vue – très beau. Soirée de pleine lune à discuter sur le pont sous les étoiles, avec en ombres chinoises les montagnes se détachant sur des masses de nuages plus claires décorant le ciel noir – grandiose.
- Sapa : extraordinaire – la campagne à la montagne, rizières en escaliers à flanc de montagne sur toute la vallée, au milieu des forêts de pins et de bambous, riz sur pied avant la récolte de septembre – la montagne en costume rayé vert gazon. Sommets toujours embrumés, nuages qui envahissent en un instant la vallée, on n’y voit plus plus loin que son nez. Water buffalos massifs et paisibles conduits par des gamins sur leur dos. Ce qu’il faut de gadoue pour rendre le trek authentique et la douche à la casserole d’eau froide chez l’habitant mémorable. Femmes des tribus montagnardes qui colorent la ville – Hmong : toque noire, cheveux longs enroulés autour de la tête, peigne planté sur le haut du crâne, créoles en argent, tunique et jambières noires, parapluie à carreaux noirs et roses – Dao (prononcer Zao) : front bombé, contour du visage rasé, foulard rouge plus ou moins pomponné et grelotté replié sur le haut du crâne, bijoux en argent – Dao noir : coiffure comme un bonnet d’une multitude de tresses noires, barrette-cendrier sur le chignon – Thai : foulard vert à carreaux roses… Seul désagrément – et de taille – lesdites femmes qui complètent le maigre revenu de leur famille de fermiers par la manne touristique pratiquent une technique de vente redoutable : l’accompagnement forcé du promeneur, même sur 10 km, même avec un bébé en bandoulière sur le dos – culpabilité au bout de 10 km, difficile de ne rien acheter – impossible de ne rien acheter. Cela dit, les vieilles restent douces et attendrissantes et les jeunes parlent un anglais incroyable quand on sait qu’elles ne sont jamais allées à l’école et ne savent ni lire ni écrire…
De retour à Hanoi, la chaleur est tombée, la pluie aussi, c’est la rentrée…
- Hué : température au sol : la trentaine de degrés, ciel gris et bas – dommage, toutes les photos sont laiteuses. Visite de tombeaux – comprendre : parcs immenses, maisons, temples, jardins avec lacs et fleurs de lotus – du début du XIXe siècle – hyper impressionnant. Guide du routard pas au top sur certaines recommandations. Arnaque grandiose par les motos taxis – en plus on leur a laissé nos bananes alors qu’on n’avait pas déjeuné – pas très grave. Cité impériale sous le soleil qui revient pour se coucher – couleurs qui claquent. Dîner, victoire facile de Steph au billard en 45 vraies minutes la partie (qui a dit arnaque ?). Lendemain, retour pour de bon du soleil et piscine pour se remettre des efforts de la veille, rencontre d’un photographe local – Mr. Cu. Bus pour Hoi An à travers la campagne – toutes les cahutes de brousse du bout du monde se ressemblent, Chiapas, Sierra Madre, ici – pause à mi-chemin, changement de bus – enfin, seulement pour les bagages – ??? – binz – arrivée au complet quand même.
- Hoi An : ballade sur le port la nuit, loupiotes, vieilles maisons coloniales colorées, un air de Trinidad – j’arrête les comparaisons – mojitos pas mal du tout aussi. Lendemain, lever 4h30 du mat’ (si si), visite de My Son, site Cham tout rouge, censément top au soleil levant – en fait, re-belote ciel couvert et photos pourries. Retour à Hoi An et retour du soleil – à croire qu’il se fout de nous – ballade dans la ville, cagnard, odeur du poisson séché d’y a 2 semaines sur le marché, le jaune des enduits des maisons qui flashe, coups de soleil, piscine. Le soir, on a retrouvé des françaises croisées à Hué, tentative de football de JM avec un avatar de volant de badminton – ne pas chercher à comprendre – succès relatif, mojitos.
- Danang : rien vu à part le musée Cham – pardon Rod – toujours sous le cagnard, beaucoup de pièces, assez intéressant, c’était l’étape 100% culturelle du circuit.
- Ho Chi Minh City : un petit soir rapide, juste le temps de retrouver le glacier qui va bien. Impression d’une ville beaucoup plus « ville » et internationale qu’Hanoi en fait, plus de voitures, plus de hauts buildings, plus impersonnelle aussi.
- le Delta du Mékong : 3 jours sur un sampan privé au bout du monde, à explorer à 2 à l’heure les multiples méandres du fleuve, à découvrir les métiers du coin à 2 US$ la journée (la femme qui découpe des étoiles dans des poteries en argile, l’enfant qui coût des feuilles de palmiers pour former des bandes qui feront des toits…), loin de tout et proche des gens – sourires et saluts des enfants, « hello, hello, where you from ? » qui fleurissent sur notre passage – selon notre guide, pour la plupart, c’est la première fois qu’ils voient des étrangers. Des envies de planquer des Paolitos viet (spéciale dédicace Marie) au fond du sac à dos et de les ramener avec soi. Bref, un super moment. A part que, pas de bol, on est tombé sur la journée spéciale hospitalité des bouddhistes : invitations des villageois à visiter leur maison – comprendre : prendre le thé et manger – 4 repas en 4 heures, à base de mixtures de champignons / noix de coco / nouilles / ??? – variante riz gluant / haricots rouges / ??? – qu’on avale en souriant et en priant – pourvu que l’estomac tienne – n’a pas trop tenu – les 4 jours qui suivent au Coca.
- la Baie d’Along : petit groupe de 12 personnes, surtout des jeunes – bonne pioche vu les autres groupes croisés – jonque en bois (avec SdB individuelle, info qui intéresse grandement maman) – temps toujours capricieux, bruine, soleil – surtout bruine. Du dégradé de pains de sucre gris bleus à perte de vue – très beau. Soirée de pleine lune à discuter sur le pont sous les étoiles, avec en ombres chinoises les montagnes se détachant sur des masses de nuages plus claires décorant le ciel noir – grandiose.
- Sapa : extraordinaire – la campagne à la montagne, rizières en escaliers à flanc de montagne sur toute la vallée, au milieu des forêts de pins et de bambous, riz sur pied avant la récolte de septembre – la montagne en costume rayé vert gazon. Sommets toujours embrumés, nuages qui envahissent en un instant la vallée, on n’y voit plus plus loin que son nez. Water buffalos massifs et paisibles conduits par des gamins sur leur dos. Ce qu’il faut de gadoue pour rendre le trek authentique et la douche à la casserole d’eau froide chez l’habitant mémorable. Femmes des tribus montagnardes qui colorent la ville – Hmong : toque noire, cheveux longs enroulés autour de la tête, peigne planté sur le haut du crâne, créoles en argent, tunique et jambières noires, parapluie à carreaux noirs et roses – Dao (prononcer Zao) : front bombé, contour du visage rasé, foulard rouge plus ou moins pomponné et grelotté replié sur le haut du crâne, bijoux en argent – Dao noir : coiffure comme un bonnet d’une multitude de tresses noires, barrette-cendrier sur le chignon – Thai : foulard vert à carreaux roses… Seul désagrément – et de taille – lesdites femmes qui complètent le maigre revenu de leur famille de fermiers par la manne touristique pratiquent une technique de vente redoutable : l’accompagnement forcé du promeneur, même sur 10 km, même avec un bébé en bandoulière sur le dos – culpabilité au bout de 10 km, difficile de ne rien acheter – impossible de ne rien acheter. Cela dit, les vieilles restent douces et attendrissantes et les jeunes parlent un anglais incroyable quand on sait qu’elles ne sont jamais allées à l’école et ne savent ni lire ni écrire…
De retour à Hanoi, la chaleur est tombée, la pluie aussi, c’est la rentrée…
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